Dieu a-t-il voulu restaurer le mariage ?

mardi 17 mars 2015, par theopedie

En bref : Dieu a restauré le mariage d’une quadruple façon : en rappelant la morale du lien conjugal et les obligations afférentes ; en explicitant un modèle de tendresse à imiter ; en révélant sa signification religieuse profonde ; en restaurant la grâce sacramentelle du mariage.

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Un mariage en extérieur
Mode protestante américaine

Par une lente et patiente pédagogie, Dieu a voulu restaurer le mariage : le divorce et la répudiation furent d’abord concédés (Deutéronome 24, 1) alors même que Dieu avait cette pratique en horreur (Malachie 2, 16). Plus tard, Dieu révoqua ces concessions à travers Jésus, rappelant qu’elles ne pouvaient être que temporaires car ne reflétant ni l’idéal naturel du mariage ni la volonté divine. Il convenait en conséquence de lever ces concessions une fois l’humanité parvenue à sa maturité (Matthieu 19, 4-9).

Cette restauration du lien conjugal ne se résume toutefois pas à l’énonciation de simples interdictions ou de simples préceptes moraux. Par souci pédagogique, Dieu donne un modèle à imiter davantage que des interdits à respecter : cet enseignement semble commencer avec Osée (Osée 1-3 ; Osée 11), il continue avec Ezéquiel 16 ; puis avec Esaïe 54, 8 et Esaïe 62, 3-5 , avec les psaumes (en particulier Psaumes 44). Il finit par trouver sa plus belle expression aux VIe et V siècle dans le Cantique des cantiques, où les liens amoureux sont présentés de manière plus tendre et plus charnelle, et en même temps que intérieure et plus personnelle (Par exemple, Cantiques des cantiques 1, 1-20).

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Les noces de Cana
Jésus assiste à un mariage

Cette restauration culmine aussi en un autre sens, plus profond et plus spirituel : en montrant la charité qui l’animait envers Église et en l’aimant avec un cœur d’homme, le Christ a montré la véritable signification du mariage, à savoir : être une icône de la tendresse de la Parole divine pour son Église (Ephésiens 5, 26).

Cette restauration n’est pas uniquement morale, affective et symbolique : elle est aussi surnaturelle. Nul doute que le Christ a attribué au mariage des grâces particulières, lui qui a voulu restaurer le mariage dans son intégrité première (Matthieu 19, 4-9) et en faire une icône digne de son union avec l’Église. Sans l’aide de la grâce, le mariage serait insupportable (Matthieu 19, 10), mais « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé (Romains 5, 20-21).

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