De quoi le mariage est-il l’icône ?

mercredi 25 février 2015, par theopedie

En bref : C’est dans l’union du Christ avec son Église que le mariage parvient à sa pleine réalisation, car c’est avec un cœur d’homme que la Parole de Dieu a aimé l’Église, faisant de son union avec elle le véritable festin nuptial. Le mariage s’est ainsi révélé être une icône du mariage du Christ avec son Église.

Toute l’épopée du Christ se présente comme un mystère d’alliance nuptiale : le Christ n’a de cesse de se comparer à un époux (Matthieu 9, 14-15 ; Matthieu 22, 1-14 ; Matthieu 25, 1-13 ; Jean 3, 7-30). Les apôtres nous présentent le Christ et l’Église comme les deux conjoints d’un divin mariage (1 Corinthiens 6, 15-16 ; 2 Corinthiens 2, 2 ; Apocalypse 19, 7 ; Ephésiens 5, 26-33 ; Apocalypse 21, 1-2). Aussi le baptême qui est l’entrée dans le peuple de Dieu est-il lui-même un mystère de noces ; c’est proprement le bain nuptial (Ephésiens 5, 26-27) qui prélude au banquet nuptial de l’eucharistie.

Les longues préparations de l’Ancien Testament, cette patiente idylle de Dieu et de l’humanité trouvent leur mystérieux accomplissement dans le Christ qui est l’époux. En lui éclate la vérité si longtemps obscure du « mystère » d’Adam et d’Ève. Adam, dit saint Paul, était « la figure de celui qui devait venir » (Romains 5, 14), ce que Tertullien commente en disant que lorsque Dieu façonna Adam, « il pensait au Christ-homme, au Christ qui devait être un jour ce qu’était ce limon et cette chair ». Et Ève, sortie du côté d’Adam, préfigurait cette Ève nouvelle, l’Église, sortie du Christ dormant sur la croix. Adam et Ève sont une icône mystérieuse, un « grand sacrement par rapport au Christ et à l’Église » (Ephésiens 5, 32).

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