De quoi dépend la gravité d’une faute morale ?

lundi 19 août 2013, par theopedie

Si une faute morale est un acte mauvais, une maladie de l’âme, c’est qu’elle ne respecte pas la raison qui est inscrite au plus profond de notre être et qui nous fait distinguer le bien du mal. C’est en effet l’exercice libre de cette raison morale qui est le propre de notre condition humaine. Ainsi, la gravité des fautes dépend de l’écart plus ou moins grand qu’elles ont avec l’ordre de la raison, à la manière dont une maladie est plus moins grave selon qu’elle s’écarte plus ou moins de la bonne santé. Cet écart dépend de l’objet visé, des circonstances et de la liberté. Si cet écart est faible, on parlera de fautes légères ou de « péchés véniels », si cet écart est important, on parlera de crime ou de « péché grave ».

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Parmi les objets visés par l’action humaine, le plus élevé, c’est Dieu lui-même, puisque celui-ci est le fondement de la raison et le bien suprême. Puis vient l’homme, enfin les biens extérieurs. Le péché qui s’en prend directement à Dieu (par exemple en favorisant les idéologies qui promeuvent le suicide de la raison) est plus grave que celui qui s’en prend à l’homme. Et le péché qui s’attaque à l’homme lui-même (le meurtre par exemple) est plus grave que celui qui s’attaque à un bien extérieur (le vol par exemple). L’homme, parce qu’il est un animal rationnel, possède en effet plus de dignité qu’une pomme que l’on a volée.

Un acte est plus ou moins rationnel selon les circonstances. Ainsi, les circonstances peuvent changent la gravité de la faute. Par exemple, le vol. S’il s’agit pour un père de famille qui n’a plus d’argent de nourrir les siens, le vol n’est pas une faute. S’il s’agit au contraire d’un vol gratuit, pour le simple plaisir de se procurer des émotions, il s’agit d’un crime.

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Tout ce qui contribue à affaiblir la liberté humaine et qui entrave l’exercice spontané de la volonté et d’une raison droite contribue généralement à atténuer la gravité de la faute. Il peut s’agir d’une ignorance crasse, de vices et d’addiction, de formes de contrainte physique ou émotionnelle, de manipulations psychologiques. L’homme n’est alors plus que partiellement responsable.

You can’t fight little sins - The Toadies
Ben, faut voir...
En tout cas, un bon vieux rock !
befoggingexposure

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