Comment s’articulent repas, sacrement et sacrifice dans la messe ?

jeudi 13 novembre 2014, par theopedie

Il y a une harmonieuse articulation entre les trois dimensions eucharistiques de repas, sacrement et sacrifice :

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La célébration de la messe
  • Le Christ renouvelle l’offrande du calvaire, et redonne son corps immolé pour le rachat des péchés sous les apparences du pain et du vin consacrés : voilà le sacrifice.
  • Sous les apparences du pain et du vin consacré, le corps et le sang du Christ sont mangés par le fidèle afin de communier à son sacrifice : voilà le repas sacré et commémoratif.
  • Cette nourriture, icône du sacrifice du Christ et institué par lui, produit dans l’âme du fidèle la grâce de la nutrition spirituelle pour l’assimiler à son corps : voilà le sacrement.

 Différence entre sacrifice et sacrement

Le sacrifice est un acte d’adoration et d’expiation tournée vers Dieu, tandis que le sacrement a été institué pour l’homme et pour lui donner les moyens nécessaires de la grâce. Il n’en reste pas moins vrai que sacrifice et sacrement, même de ce point de vue, entretiennent un intime rapport, puisque « la gloire de Dieu, c’est la vie de l’homme ».

The simple fact that numerous heretics, such as Wyclif and Luther, repudiated the Mass as « idolatry », while retaining the Sacrament of the true Body and Blood of Christ, proves that the Sacrament of the Eucharist is something essentially different from the Sacrifice of the Mass. In truth, the Eucharist performs at once two functions : that of a sacrament and that of a sacrifice. Though the inseparableness of the two is most clearly seen in the fact that the consecrating sacrificial powers of the priest coincide, and consequently that the sacrament is produced only in and through the Mass, the real difference between them is shown in that the sacrament is intended privately for the sanctification of the soul, whereas the sacrifice serves primarily to glorify God by adoration, thanksgiving, prayer, and expiation. The recipient of the one is God, who receives the sacrifice of His only-begotten Son ; of the other, man, who receives the sacrament for his own good. Furthermore, the unbloody Sacrifice of the Eucharistic Christ is in its nature a transient action, while the Sacrament of the Altar continues as something permanent after the sacrifice, and can even be preserved in monstrance and ciborium. Finally, this difference also deserves mention : communion under one form only is the reception of the whole sacrament, whereas, without the use of the two forms of bread and wine (the symbolic separation of the Body and Blood), the mystical slaying of the victim, and therefore the Sacrifice of the Mass, does not take place. (New Advent)

 Prééminence du sacrement

Ces trois dimensions de la messe sont le terme d’un seul acte : la transsubstantiation. Le pain et le vin sont convertis en un nouvel objet : le corps et le sang du Christ. C’est au cours de cette conversion que le Christ est immolé et donné en nourriture spirituelle. Parmi ces trois dimensions, soulignons la prééminence de l’aspect sacramentel : c’est pour le sacrement que le repas et le sacrifice ont été institués.

Non seulement le Christ a institué en même temps le sacrifice et le sacrement de l’eucharistie mais aussi, le soir de la cène, il s’est immolé en se rendant présent dans un état extérieur de mort, sous les apparences du pain et du vin, c’est-à-dire, sous les apparences d’une nourriture et d’un breuvage. Il indiquait ainsi clairement qu’il se sacrifiait pour être reçu en nourriture et en breuvage. Puis, s’étant sacrifié, il a dit : « Mangez, buvez ». (Labauche, Théologie dogmatique, III, p.2)

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Le sacrifice de la messe

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