Comment participe-t-on au sacrifice de la croix ?

dimanche 28 décembre 2014, par theopedie

 Participation rituelle

Selon saint Paul (1 Corinthiens 10, 14-21), le chrétien qui communie participe au sacrifice du Christ, se sacrifie avec lui. C’est la manière rituelle de participer à un sacrifice que de se sacrifier avec la victime, pour ne faire plus qu’un tout moral avec la divinité auquel on sacrifie et l’oblation qu’on lui apporte. Il en est ainsi des païens romains et il en était ainsi dans l’Ancien Testament, rappelle saint Paul. Les juifs ne s’unissaient pas seulement en esprit à l’immolation des victimes qui étaient offertes pour eux ; mais, de plus, ils mangeaient de la chair sacrifiée. Et ceci leur était une marque de leur participation au sacrifice, de leur union avec le sacrifice de la victime (1 Corinthiens 10, 18 ;  ; Lévitique 6, 29-30)

JPEG - 86 ko
L’eucharistie comme icône sacramentelle
(L’adoration de l’agneau, Van Eyck)

 Participation spirituelle

Sous l’ancienne Loi, participer à un sacrifice ou se sacrifier avec une victime, ce n’était pas seulement manger de la chair de la victime immolée, c’était encore prendre part à ce sacrifice dans son cœur, ou se sacrifier intérieurement. C’est à cette condition que le lien de communion entre Dieu et le fidèle était établi. Il s’ensuit que la communion sacramentelle au sacrifice de la croix doit être complété par notre sacrifice personnel, celui-là d’ordre spirituel et intérieur, pour qu’il s’établisse un lien spirituel et intime entre le Christ et le fidèle (Romains 12, 1-2).

Tout sacrifice comporte une offrande sous forme d’immolation : l’immolation signifie et mesure le don sacrificiel qui y est fait. Ce sacrifice intérieur est donc l’offrande de ce qu’il y a de meilleur en nous et l’immolation de nos penchants mauvais : le don de notre humilité par notre renoncement à toutes formes d’orgueil, le don de notre innocence par notre renoncement à toutes formes de convoitise, le don de notre amour par notre renoncement à toutes formes d’égoïsme, etc.

S’offrir en s’immolant, de tout son cœur, avec le Christ, au saint sacrifice de la messe et à la communion, c’est l’offrande de soi la plus digne, et la satisfaction la plus grande pour les péchés (De imitatione, 1,4,7,4)

Répondre à cet article