Comment doit être le vin de messe ?

mercredi 26 novembre 2014, par theopedie

En bref : Le vin doit être du vin de raisins mûrs. Il peut être blanc ou rouge. On peut lui ajouter de l’eau, mais en quantité suffisante pour ne pas dénature le vin.

Rendent la consécration invalide le vin artificiel, le verjus, l’eau de vie, le cidre, le vinaigre, le vin de raisins trop mûrs. Des dérogations particulières existent pour certains prêtres luttant contre l’alcoolisme. Il convient de plus que le vin soit pur, fermenté, ni corrompu, ni sale. Il permis de rajouter de l’alcool pour une grande conservation (mais le vin doit être encore très jeune, le mélange ne doit pas dépasser 12 degrés, sauf si le vin était déjà de cette teneur, auquel cas il est permis d’aller jusqu’à 18 degrés). Nous reproduisons ci-dessous le texte de Ordo missae de 1965 explicitant les défauts concernant le pain et la marche à suivre.

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Le vin de messe
Choisissez du bon vin : pensez en enfants de choeur...

11. Si le vin est devenu tout à fait aigre ou tout à fait corrompu, ou bien s’il a été tiré du verjus, c’est-à-dire de raisins qui n’étaient pas mûrs, ou bien si on y a mélangé tellement d’eau que ce n’est plus du vin, le sacrement n’est pas réalisé.

12. Si le vin a commencé à aigrir ou à se corrompre, ou est devenu un peu âpre, ou bien n’est que du moût de raisin, ou n’a pas été mélangé d’eau, ou a été mélangé d’eau de rose ou d’eau produite par une autre distillation, le sacrement est réalisé, mais celui qui le consacre pèche gravement.

13. Si le célébrant avant de consacrer le Sang, mais toutefois après avoir consacré le Corps, s’aperçoit que le vin ou l’eau, ou l’un ou l’autre, ne sont pas dans le calice, il doit aussitôt mettre du vin avec de l’eau et, après avoir fait l’oblation comme ci-dessus, consacrer en commençant par ces paroles : Simili modo, etc. (De même, à la fin du repas)

14. Si, après les paroles de la consécration, il s’aperçoit qu’on n’a pas mis du vin mais de l’eau, après avoir mis l’eau dans un récipient quelconque, il remettra du vin avec de l’eau dans le calice, et il consacrera en reprenant aux paroles : Simili modo, etc. (De même, à la fin du repas)

15. S’il s’en aperçoit après avoir consommé l’hostie, ou après avoir consommé l’eau en question, qu’il prenne une autre hostie pour consacrer de nouveau, et qu’il mette du vin et de l’eau dans le calice, qu’il offre l’un et l’autre, qu’il consacre et qu’il communie, bien qu’il ne soit plus à jeun.

16. Dans les cas dont on a traité aux paragraphes 13 à 15, on omettra l’élévation, et on fera tout ce qu’il faudra pour éviter dans la mesure du possible d’exciter le scandale ou l’étonnement des fidèles.

17. Si on s’aperçoit avant la consécration ou après la consécration que tout le vin est devenu du vinaigre ou s’est corrompu autrement : on observera les prescriptions données ci-dessus, comme si on s’apercevait que l’on n’a pas mis de vin, ou que l’on n’a mis que de l’eau dans le calice.

18. Si le célébrant s’aperçoit avant de consacrer le calice qu’il n’a pas ajouté l’eau, il la mettra aussitôt, et prononcera les paroles de la consécration. S’il s’en aperçoit après la consécration du calice, qu’il n’ajoute rien, parce que ce n’est pas nécessaire au sacrement.

19. Si l’on ne peut d’aucune manière se procurer la matière qu’on devait employer, parce que l’on manque de pain ou de vin : si cela se produit avant la consécration du Corps, on ne doit pas aller plus avant ; si c’est après la consécration du Corps ou même du vin que l’on remarque l’absence d’une des deux espèces, l’autre ayant déjà été consacrée, alors, si on ne peut se la procurer d’aucune manière, on devra poursuivre et on achèvera la messe, de telle manière cependant que l’on omette les paroles et les gestes qui concernent l’espèce manquante. Si, en attendant quelque temps, il est possible de se la procurer, il faudra attendre, afin que le sacrifice ne demeure pas inachevé.

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