Comment doit être le pain de messe (l’hostie) ?

lundi 19 mai 2014, par theopedie

En bref : Le pain doit être de pur froment, mêlé avec de l’eau et cuit au feu. Il n’est pas nécessaire qu’il soit levé ou non.
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Il convient que le pain soit frais, azyme et les hosties sous forme ronde. La farine d’épeautre est autorisée, ainsi que toute espèce de farine. Le seigle rend la consécration douteuse, les autres céréales pour la confection du pain la rendent invalide. Un peu de lait rend la consécration douteuse, le beurre et le vin la rendent invalide. Nous reproduisons ci-dessous le texte de Ordo missae de 1965 explicitant les défauts concernant le pain et la marche à suivre.

3. Si le pain n’est pas de froment, ou bien si, étant de froment, on y a mélangé des grains d’une autre espèce en telle quantité que cela ne demeure plus du pain de froment, ou bien s’il est corrompu de toute autre manière, on ne réalise pas le sacrement.

4. Si le pain est fait avec de l’eau de rose ou avec le produit d’une autre distillation, la consécration est douteuse.

5. Si le pain a commencé à se corrompre, mais qu’il ne soit pas tout à fait corrompu ; semblablement si ce n’est pas du pain azyme, selon l’usage de l’Église latine, le sacrement est réalisé, mais celui qui consacre pèche gravement.

6. Si le célébrant avant la consécration s’aperçoit que l’hostie est corrompue, ou qu’elle n’est pas faite avec du froment, après avoir écarté cette hostie, il doit en prendre une autre, et après avoir fait l’oblation, au moins mentalement, continuer à partir de l’endroit où il s’est arrêté.

7. S’il remarque cela après la consécration, et même après avoir consommé l’hostie en question, après en avoir pris une autre il doit faire l’oblation comme ci-dessus et commencer à partir de la consécration, c’est-à-dire à partir des paroles : Qui pridie quam pateretur (La veille de sa passion) ; et s’il n’a pas encore consommé cette première hostie, il doit la consommer après avoir communié au Corps et au Sang, ou bien il la conserve avec respect en quelque endroit. S’il l’a déjà consommée, que cela ne l’empêche pas de consommer celle qu’il a consacrée, car le précepte portant sur l’achèvement du sacrement a plus de poids que le précepte qui oblige à communier à jeun.

8. Si cela se produit après qu’il a bu le Sang, il doit apporter du nouveau pain, et du vin avec de l’eau ; et, après avoir fait l’oblation comme ci-dessus, le prêtre consacrera en commençant à partir des paroles : Qui pridie ; et aussitôt il consommera le pain et le vin, et il continuera la messe pour que le sacrement ne demeure pas inachevé et pour que soit observé l’ordre requis.

9. Si l’hostie consacrée a disparu, soit par accident, par exemple par un coup de vent, ou bien si elle a été prise par un animal et qu’on ne puisse pas la retrouver ; alors on en consacrera une autre en commençant à partir de : Qui pridie quam pateretur, en ayant fait tout d’abord l’oblation comme ci-dessus.

10. Dans les cas traités ci-dessus aux numéros 5 à 7, on omettra l’élévation de l’eucharistie, et on fera tout ce qu’il faudra pour éviter dans la mesure du possible le scandale ou l’étonnement de la part des fidèles.

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