Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ?

mardi 8 mai 2012, par theopedie

 Le contexte familial

Né dans le nord-est de la péninsule arabique vers 571 (la tradition retient la date de 570 dite « année de l’éléphant », en référence à une bataille du vice-roi d’Abyssinie contre La Mecque), Mohammed est né dans le clan noble, mais pauvre et déclassé, des Banu Hashim. Son père meurt avant sa naissance et sa mère quand il a 6 ans. Sa fortune est maigre : on parle d’une vieille esclave, de cinq chameaux et d’un petit troupeau de moutons. Jusqu’à 5 ans, Mohammed est élevé à Yatrib (Médine) mais à la mort de sa mère, il est renvoyé à La Mecque pour être confié à son oncle Abou Talib.

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islam bahira

Signe de sa future grandeur, les traditions musulmanes ajoutent à ces jeunes années de Mohammed quelques épisodes merveilleux : on raconte ainsi qu’il aurait été reconnu par un moine chrétien Bahira comme un futur prophète. On raconte aussi qu’il aurait reçu la visite d’anges venus purifier son cœur.

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Tribu nestorienne
Evêque nestorien, Perse, 1910-1915

De retour à La Mecque, et éduqué par son oncle Abou Talib, Mohammed apprend le métier de commerçant. Ses fréquents voyages vers la Syrie lui ouvrent l’esprit aux influences culturelles extérieures. Mohammed acquiert une connaissance relative du contexte politique et des grandes religions monothéistes de son époque. Sa sensibilité personnelle l’inclinait probablement vers le hanifisme, mouvement monothéiste arabe préislamique. Selon la tradition, il était illetré (« oummi »), mais, pour des orientalistes modernes, le terme « oummi » signifierait plutôt que Mohammed se revendiquait de son appartenance au peuple des illettrés, au sens de païens (les illettrés sont ceux qui n’ont pas de livre sacré).

Nous ne leur avons pas donné d’écriture à méditer ; nous ne leur avions pas envoyé, avant toi, d’Avertisseur.
(Coran 34 : 44)

Il faudrait alors voir là l’attrait que pouvait exercer sur Mohammed l’idée d’une révélation monothéiste consignée dans un livre et qui agirait comme ferment d’une unité nationale.

SI nous en avions fait un Coran en langues étrangères, ils auraient dit : Ah ! si seulement ses versets avaient été explicités à la fois en [langue] étrangère et en arabe ! Dis leur : Il est, pour ceux qui croient, orientation et guérison. (Coran 41 : 44)

Au cours de ses premières années d’adulte, il acquiert auprès des siens la réputation d’homme intègre. Cet honneur lui vaut d’être distingué comme arbitre au cours d’une dispute concernant la pose de la pierre noire de la Kaaba. En 595, Khadija, une riche veuve de 40 ans, lui propose de se marier. Mohammed accepte : il a alors 25 ans. Ce mariage met le jeune Mohammed à l’abri des besoins matériels, tout en lui ouvrant de nouveaux horizons. Seuls les filles de ce mariage (dont Fatima) survivront. Mohammed restera monogame jusqu’à la mort de Khadija.

 La naissance d’un prophète

En parallèle de son activité commerciale, Mohammed poursuit une quête spirituelle. Sa richesse lui permet de passer de nombreux jours en retraite dans les montagnes alentours, notamment dans la grotte de Hira, près de la Mecque. Ce serait au cours de ces longues nuits passées en méditation que, selon la tradition musulmane, Mohammed aurait reçu la visite d’un messager, assimilé à l’ange Djibril (Gabriel). L’ange lui commande de proclamer (d’où le mot « coran ») les versets envoyés par Dieu. Mohammed a alors 40 ans. Voici le témoignage d’Aïsha concernant cet épisode :

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islam Mohammed Gabriel

Le Messager vint à [Mohammed] et dit Proclame. Il dit : J’ai répondu, je ne sais pas proclamer. Il dit : alors il m’a saisi et m’a chargé jusqu’à ce que la force me gagne. Puis il m’a envoyé en disant Proclame. J’ai répondu Je ne sais pas proclamer ; alors il m’a saisi et chargé de nouveau jusqu’à ce que la force me gagne. [...] puis me lâcha et me dit :

Proclame au nom de ton Seigneur qui a créé ! Lui qui a créé l’homme d’une adhérence ! Proclame ! Ton Seigneur est le Très Noble ! Lui qui a enseigné par la plume [le calame] et a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas (Coran 96 : 1-5).

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islam Hira

Au cours de cette première période de sa vie mystique, Mohammed récite un enseignement ayant pour principaux thèmes l’unicité de Dieu, l’appel à la conversion et l’imminence d’un jugement final. Une imagerie très poétique vient appuyer la force de ce témoignage. Voici en quels termes le Coran parle de la première nuit de la révélation coranique, appelée Nuit du destin (nuit de Al-Qadr) :

Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.
(Coran 97:1-5)

Effrayé par cette première visite de l’ange Gabriel, Mohammed se serait réfugié auprès de son épouse Khadija et lui aurait raconté cette vision. Khadija l’aurait alors recouvert d’un drap et aurait averti son cousin, Waraqa ibn Nawfal, un hanif ou un chrétien nestorien, lequel aurait confirmé l’authenticité de cette révélation. Déjà quelques compagnons croient au rôle prophétique de Mohammed : sa femme Khadija , son fils de 10 ans, Ali (un cousin), Abu Bakr (un ami commerçant). Voici ce que dit Simon Jargy :

Ces cas d’hallucinations et de visions se rencontraient assez fréquemment en Arabie chez les devins et les sorciers. Il n’était pas jusqu’aux poètes qui, portés par leur inspiration, ne se missent à déclamer des vers qui pouvaient sembler des oracles prophétiques. D’où la médisance et l’hostilité que Mahomet nourrira à leur égard. Le rôle Khadîja et de Waraqa dans cette identification est d’autant plus précieux que le prophète, en pleine prédication à La Mecque, est accusé par ses adversaires d’être un devin ou un poète possédé. Plusieurs versets du Coran viendront réfuter ces accusations et insister sur l’authenticité de la parole directe d’Allah (Coran 52 : 29) (Islam et chrétienté, Simon Jargy, Labor et Fides, p42, 1981)

 La Mecque

Islam Mohammed
Mahommed : la révélation coranique

A partir de 612, Mohammed commença une prédication publique à La Mecque, tandis que la révélation coranique continuait. Il se présente comme l’Avertisseur venu sortir de leur torpeur des Quraysh trop satisfaits de leur médiocrité spirituelle. Petit à petit, un groupe de fidèles musulmans se forme autour de Mohammed, composé d’esclaves (comme Bilal) et d’arabes venant des classes inférieures. Elle comprenait aussi quelques riches mecquois. Les Quraysh , la tribu ayant le pouvoir politique à La Mecque, commencèrent par laisser faire le nouveau prédicateur : à cette époque, il était encore possible de confondre Mohammed avec un de ces hanifs dont on finissait par avoir l’habitude.

Toutefois, au fur et à mesure que le groupe des premiers musulmans augmente, le message de Mohammed devint la cible des attaques du pouvoir en place à La Mecque. Les Quraysh soutiennent en effet le polythéisme, car celui-ci est le garant de l’influence politique de La Mecque : par le polythéisme, La Mecque pouvait accueillir dans sa kaaba les idoles des tribus des alentours. Certes, la protection du clan de Mohammed lui permet de bénéficier d’une relative immunité, mais ses fidèles, en particulier les esclaves ou les pauvres, furent en buttes à des tracasseries, voir à des sévices corporels.

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islam negus

Quelques musulmans émigrèrent alors en Abyssinie, royaume chrétien gouverné par le Négus. Le Négus donna sa protection à ces nouveaux venus, malgré les ambassades mecquoises réclamant une mise à l’écart des musulmans. C’est vers la même époque que se situe l’épisode des versets sataniques : Mohammed aurait ajouté au Coran un passage inspiré par le diable, et dans lequel étaient reconnus à côté d’Allah les autres dieux des Quraysh. Quelques jours plus tard, une nouvelle révélation (cette fois-ci d’Allah) vient contredire la révélation précédente. Mohammed comprend qu’il a en fait été tenté par le diable : d’où l’apparente contradiction.

Cet épisode marque un profond tournant : conclusion de cet épisode satanique et de la tentation dénoncée, le monothéisme prêché par Mohammed s’affirme dorénavant comme résolument incompatible avec le polythéisme officiel de La Mecque. Les persécutions augmentent en conséquence et avec elles la pression des autorités de la ville à l’encontre des musulmans. Abou Talib, l’oncle protecteur de Mohammed, tente, en vain, de trouver un terrain d’entente.

En 619, Abou Talib et Khadija meurent. La relative immunité dont bénéficiait Mohammed cesse. Mohammed se résout finalement à quitter La Mecque pour Yatrib (Médine). C’est à cette époque que, raconte la tradition musulmane, Mohammed aurait été transporté à Jérusalem l’espace d’une nuit.

 Médine : le chef de la Oumma

islam mohammed
Mohammed : Médine et la Loi

Vers 620, Mohammed entre en contact avec des émissaires de Yatrib (Médine), qui se proposent de l’accueillir, lui et ses compagnons, dans leur ville afin que Mohammed devienne l’arbitre entre les différentes tribus de la ville. Yatrib était une oasis très importante, mais composés d’une multitude de tribus. La difficulté de coexister entre tribus entraînait d’incessants conflits.

Mohammed accepte la proposition et émigre, lui et ses compagnons, en 622 à Yatrib : c’est l’hégire, une date si importante pour les musulmans qu’ils en ont fait l’an 0 de leur calendrier. Là-bas, Mohammed parvient à instaurer une nouvelle solidarité basée non plus sur les liens du sang, mais sur le lien religieux : la « oumma ». Son premier acte politique fut de constituer la « charte de Médine », laquelle permet de dépasser heureusement la limite clanique. En voici l’introduction :

Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux. Ceci est un écrit de Mohammed le prophète [conclu] entre les croyants musulmans de Quraysh et de Yatrib, et ceux qui les suivent, sont attachés à eux et combattent avec eux :

Ils constituent tous une seule communauté (Oumma) distincte des autres peuples (trad. Hamidulla : le Prophète et l’islam. Paris, 1959, p.133-137).

Cette charte garantissait les clauses suivantes :

  • la multiplicité des religions était reconnue ;
  • la vengeance du sang était limitée ;
  • une solidarité de défense militaire est instituée.

A Médine, la révélation coranique change de style : les versets se font plus longs, plus juridiques. Les thèmes sont les suivants : les règles de l’inceste, le code du mariage, l’héritage, le pèlerinage, le jeûne, comment prier, le couple et la mixité, l’adoption.

C’est à cette époque que Mohammed se marie avec Aïcha, la fille d’Abou Bakr. Aïcha restera par la suite son épouse préférée. Une remarque est ici opportune concernant l’âge d’Aïcha lors de son mariage. Voici ce que rapporte la tradition classique musulmane

Aïcha a dit : « J’avais six ans lorsque le Prophète m’épousa et neuf ans lorsqu’il eut effectivement des relations conjugales avec moi ».

Toutefois, à cause des vives polémiques qu’une telle tradition a pu susciter, l’exégèse musulmane moderne hésite sur l’âge à donner à Aïcha : 9 ans ? 19 ans ? Quoiqu’il en soit, Aïcha sera la première d’une longue suite d’épouses : Mohammed pourra en avoir plus d’une dizaine à la fois.

 Le prophète armé

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islam caravan

Comment vivre à Médine ? Pour pouvoir répondre à cette question, Mohammed finit par attaquer les caravanes de La Mecque (la razzia) : de telles attaques étaient à cette époque le moyen habituel pour subvenir aux besoins de son groupe en cas d’absence de propriété foncière. Mohammed ne fait que reprendre une habitude arabe, mais qu’il dirige contre un ennemi précis : les Quraysh de La Mecque. De là une certaine inflexion dans les récitations coraniques : si, à La Mecque, Mohammed parlait d’un jugement final, le jugement final de Dieu descend sur terre à Médine. Le Coran légalise et codifie le butin, les rapts et les razzias.

624 : Le premier affrontement se fait aux puits de Badr, lors d’une attaque contre la caravane d’Abu Sufyan, le dirigeant de La Mecque. Suite à des dissensions internes du côté mecquois, Mohammed sort vainqueur de cet affrontement : il acquiert prestige et richesse. Cette victoire, interprétée comme un signe divin confirmant le statut prophétique de Mohammed, permet au groupe des émigrés de La Mecque de n’être plus à charge des Médinois.

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L’épée de Mohammed (musée Topkapi)

Après Badr, le noyau de l’état musulman se constitue. La garde rapprochée de Mohammed forme une sorte de police d’état, le butin alimente les « dépenses publiques », la mosquée devient un lieu d’organisation politique. L’islam n’est plus seulement un enrichissement spirituel : il devient une source de richesse matériel en ce qu’il permet de s’associer aux razzias organisées par Mohammed. Le nombre de convertis ne cesse plus dès lors d’augmenter. Après 10 ans passés à Yatrib, Mohammed disposera d’une armée (non permanente) de 10 000 hommes.

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L’Arabie au temps de Mahomet
Les tribus arabes

Le nouveau prestige permit à Mohammed de s’occuper du problème juif qui subsistait à Médine. Sur 5 tribus médinoises, 3 tribus étaient juives. Connaisseurs de la Torah, et voyant les différences entre Torah et Coran, ces juifs ne reconnaissaient pas le statut prophétique à Mohammed. Celui-ci contourne le problème : dorénavant, il se réclamera directement d’Abraham, arabisé via Ismaël, court-circuitant ainsi la tradition juive et la Torah. Les différences entre islam et cet autre monothéisme deviennent dès lors attribuées une falsification par les juifs des écritures. Signe de cette rupture entre musulmans et juifs, Mohammed réoriente la prière de ses fidèles, non plus vers Jérusalem, mais vers la Kaaba de La Mecque, sanctuaire présumé d’Abraham.

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La bataille des fossés
Une réplique de la carte issue de The Meaning of the Qur’an par Sayyid Abul Ala Maududi, vol. 4, p. 65 ;

Le génie politique de Mohammed lui permet de s’attaquer ensemble à ces deux fronts : le front intérieur (les juifs) et le front extérieur (La Mecque)

  • En 624, sur un prétexte futile, la tribu juive des Banou Qaynuqa’ est expulsée de Médine ;
  • En 625, La Mecque reprend sa revanche à la bataille de Uhud ;
  • 626, la tribu juive des Banou al-Nadir est expulsée après avoir été accusée de comploter contre le prophète. Leurs biens sont pris comme butin de guerre ;
  • 627, les Quraych de La Mecque viennent assiéger Médine. Pour se défendre, Mohammed fait creuser un fossé autour de la ville, innovation militaire qui empêcha les tribus mecquois d’envahir la ville (d’où le nom de bataille des fossés) ;
  • 627, la tribu juive des Banou Qurayza, qui aurait comploté avec les Mecquois pendant la bataille des fossés, est massacrée.

 Le prophète victorieux

islam mohammed
Mohammed : Le pouvoir et la Mecque

En 628, Mohammed, qui ne cesse de regarder vers la capitale religieuse et politique qu’est La Mecque, entreprend un pèlerinage pacifique vers la kaaba pour y accomplir les rites du Hadj. C’est au cours de ce pèlerinage qu’il fait renouveler le serment d’allégeance de ses compagnons sous un arbre près de La Mecque. Il consolide ainsi son pouvoir sur les musulmans. Aux portes de La Mecque, il parvient à signer le traité d’Hudaybiya : il pourra faire le pèlerinage l’année suivante et il obtient une trêve de 10 ans entre La Mecque et Médine, moyennant certaines clauses.

Grâce cette trêve, Mohammed a les mains libres pour pacifier les tribus juives du nord. En 629, Mohammed assiège Khaybar, une riche ville juive au nord de Médine où s’étaient réfugiées les tribus juives précédemment expulsées de Médine. Après la chute de la ville, Mohammed fait payer aux juifs une rente. L’abondance revient à Médine.

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Lettre attribuée à Mahomet

Petit à petit, prenant acte du pouvoir de Mohammed, certains notables mecquois se convertissent à l’islam, tandis que les arabes continuent à affluer vers Mohammed. C’est à cette époque que Mohammed aurait envoyé des messages vers les différents empires pour leur faire prendre connaissance de l’islam. C’est à cette époque aussi que Mohammed songe à expansion militaire en dehors de la péninsule arabique : en 629, la bataille de Mu’ta oppose arabes musulmans et arabes alliés à Byzance. C’est la première véritable expérience militaire.

En 630, avec 10 000 soldats, Mohammed assiège La Mecque. Impressionné par cette armée, Abou Sufyian, le chef de La Mecque, se convertit à l’islam. Lendemain, les troupes de Mohammed entrent pacifiquement à La Mecque. Mohammed entre dans la Kaaba, qu’il purifie de ses idoles. Contre l’avis des siens, il pardonne aux mecquois : ceux-ci, reconnaissant, deviendront par la suite l’épine dorsale du nouveau régime politique instauré par Mohammed. L’Arabie est dès lors unifiée et retrouve sa capitale naturelle : La Mecque.

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L’expansion de l’islam

Mohammed, qui est retourné à Médine, livrera une dernière bataille, à Hunayn, en 630. Celle-ci oppose Mohammed à ceux qui refusent encore son autorité. De toutes parts, des ambassadeurs arabes viennent vers Mohammed pour se soumettre à lui. En 631, Mohammed conclut avec un pacte une ville chrétienne : moyennant un impôt, leur liberté de culte est reconnue. Toutefois, certaines controverses théologiques apparaissent entre musulmans et chrétiens : Mohammed refuse l’idée de trinité, trop proche selon lui du polythéisme. Juifs et chrétiens se verront traités à peu près de la même manière.

 La mort de Mohammed

Islam Mohammed
L’héritage de Mohammed.
DAOUDDELVAL

La tradition musulmane raconte que Mahomet aurait lui-même accompli un pèlerinage complet - un pèlerinage d’adieu - peu avant sa mort et aurait ainsi fixé définitivement le déroulement de ses rites. En 632, sentant sa mort proche, Mohammed délivre le Sermon d’Adieu. Dans ce sermon, Mahomet met fin aux razzias : « Le musulman est intégralement sacré pour le musulman, son sang est sacré, ses biens sont sacrés, son honneur est sacré. ». Il met enfin un terme officiel à la révélation coranique. Meurt en 632 à 63 ans. Abou Bakr devient le premier « calife » (remplaçant). Alors que les discussions concernant sa succession sont vives, le cadavre de Mohammed est laissé seul dans sa maison, avant d’être enterré à la hâte par Ali.

6 Messages

  • Salam(Paix).

    « C’est vers la même époque que se situe l’épisode des versets sataniques : Mohammed aurait ajouté au Coran un passage inspiré par le diable, et dans lequel étaient reconnus à côté d’Allah les autres dieux des Quraysh. Quelques jours plus tard, une nouvelle révélation (cette fois-ci d’Allah) vient contredire la révélation précédente. Mohammed comprend qu’il a en fait été tenté par le diable : d’où l’apparente contradiction. »

    En fait cette histoire est fausse ; en fait, lorsqu’il pria une fois à la Mecque, certains Mecquois, subjugués par la beauté du Coran, se prosternèrent inconsciemment, et la prière fini, ils réalisèrent ce qu’ils venaient de faire, et, pour ne pas perdre la face auprès des leurs qui raillaient Mohammed, ils prétendirent que Mohammed avait fait l’éloge de leurs idoles (ce qui était totalement faux).

    Cette allégation a d’ailleurs été réfutée par plusieurs experts, Chrétien comme Nabil Lûqa Bébâwi, dans son livre " Muhammad : le Prophète calomnié, éditions ALBOURAQ, p. 93-98 ;

    où Musulmans tel que Zakir Naik, ou divers sites internet tel que blogdecouvrirlislam.net, dont la réfutation se trouve ici :

    http://blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/coran/les-versets-sataniques-par-un-chretien

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  • Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ? Le 20 août 2014 à 14:17, par John Doe

    « En 630, avec 10 000 soldats, Mohammed assiège La Mecque. Impressionné par cette armée, Abou Sufyian, le chef de La Mecque, se convertit à l’islam. Lendemain, les troupes de Mohammed entrent pacifiquement à La Mecque. Mohammed entre dans la Kaaba, qu’il purifie de ses idoles. Contre l’avis des siens, il pardonne aux mecquois : ceux-ci, reconnaissant, deviendront par la suite l’épine dorsale du nouveau régime politique instauré par Mohammed. L’Arabie est dès lors unifiée et retrouve sa capitale naturelle : La Mecque. »

    Il serait bon de mentionner qu’il « assiégea » la Mecque suite à la rupture du pacte de paix d’Al Hudayybya par les Mecquois, car à vous lire, sauf votre respect, on a l’impression que selon vous, Mohammed attaquait, voire aggressait systématiquement ses opposants, ou même les gens pacifiques, alors que cela est totalement faux.

    « Contre l’avis des siens, il pardonne aux mecquois »

    Quel est la source ?

    J’ai lu « Ar Rahiq Al Makhtoum »(Le Nectar Cacheté) du Sheikh Mubarakfurî, et je ne me souviens pas avoir lu que quiconque se soit opposé à sa décision, sachant que cette biographie est très détaillée.

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  • Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ? Le 25 août 2014 à 00:02, par theopedie

    Avant de vous répondre, je me permets de vous signaler que Nabil Lûqa Bébâwi n’est probablement pas un chrétien, car un chrétien n’écrira probablement jamais Mohammed (saws) comme il l’écrit pourtant dans les liens d’apologie musulmane que vous donnez. Les deux principales sources pour cet article sont la Sîrâh de Tabari et Mahomet de Rodinson (1961). En particulier, l’ouvrage de Rodinson, bien qu’ancien, est un classique reconnu. Ceci étant dit, je suis d’accord avec vous pour dire que chaque point soulevé mériterait un article entier et plus de documentation. Il est toutefois probable que la conclusion ne changerait pas.

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  • Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ? Le 10 janvier 2015 à 23:07, par John Doe

    « Avant de vous répondre, je me permets de vous signaler que Nabil Lûqa Bébâwi n’est probablement pas un chrétien, car un chrétien n’écrira probablement jamais Mohammed (saws) comme il l’écrit pourtant dans les liens d’apologie musulmane que vous donnez. »

    Il est possible, et même très probable, que ce ne soit pas lui qui l’ait écrit, mais simplement l’auteur de l’article, comme il l’a déjà fait plusieurs fois, dont ici :

    http://blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/Le-prophte-Muhammad/desinformations-sur-le-prophete-saws/le-prophete-muhammad-sws-aurait-commandite-le-meurtre-d-oum-qirfa

    D’ailleurs, il cite la Sira « Ar Rahiq Al Makhtoum » et rajoute « saws » (signe abrégé voulant dire "que la Paix et la Bénédiction d’Allah soit sur lui)
    alors que dans la traduction française, cette mention n’est jamais présente, du moins sous cette forme.

    En ce qui concerne vos sources :

    quant à Tabari, le problème c’est qu’à l’instar de Ibn Ishaq, il a pris ses informations de toutes les sources, sans vérifier leur véracité.
    Cependant, contrairement à Ibn Ishaq, il a averti son lecteur :

    “Si je mentionne dans ce livre un rapport au sujet de certains hommes du passé, que le lecteur trouve inadmissible ou digne de censure parce qu’il ne voit aucun aspect de vérité, ni aucune substance factuelle à cet égard, qu’il sache que cela ne doit pas nous être attribué, mais à ceux qui nous l’ont transmis et nous avons simplement reçu ce qu’il nous a été transmis.”
    Source :Abû Ja`far Muhammad bin Jarir al-Tabari, Tarikh al-Tabari : Tarikh al-Umam wal-Muluk, 1997, Volume I, Dar al-Kutub al-’Ilmiyyah, Beyrouth, p.13

    Voire : http://blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/Le-prophte-Muhammad/desinformations-sur-le-prophete-saws/quelle-credibilite-donner-aux-sources-que-les-islamophobes-emploient-contre-le-prophete-sws

    Donc il y a des informations fausses (peu ? beaucoup ?) chez lui.

    Quant à Maxime Rodinson, vous dites qu’il est reconnu, mais par qui ?
    Par des « savants » européens ? Ou bien par des universités comme « Al Ahzar »(qui soit dit en passant semble ne pas l’aimer du tout, pour ne pas dire détester : http://www.liberation.fr/livres/1998/05/28/rodinson-mal-vu-en-egypte_237265 ; alors qu’ils ont déjà reconnu des non-Musulmans comme Louis Massignon)

    Enfin, Rodinson a déjà été réfuté plusieurs fois :

    http://blog.decouvrirlislam.net/Home/dossiers/orientalisme/le-coran-est-il-une-imitation-de-la-bible

    http://blog.decouvrirlislam.net/Home/dossiers/orientalisme/hypothese-orientaliste-affiliation-de-l-islam-a-abraham-dans-le-coran-a-medine-seulement-1

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  • Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ? Le 11 janvier 2015 à 09:45, par theopedie

    Monsieur, vous admettez - et c’est heureux - que la personne qui cite votre « Nabil Lûqa Bébâwi » a rajouté certaines choses. S’il a rajouté certaines choses, pour reprendre vos propos cela signifie qu’ « il y a des informations fausses (peu ? beaucoup ?) ». En fait cela s’appelle falsifier les écrits, et cela n’incite pas à respecter ni le falsificateur, ni le site qui ne le retire pas (blog/découvrir l’islam), ni celui qui, sachant que ces sources ont été falsifiées, les cite tout de même (vous). Et j’ajouterai que cette falsification risque fort de vous être retenue au jour de la rétribution.

    Enfin, sur Tabari, son humilité intellectuelle n’est pas a priori une preuve de ses erreurs. Au contraire. Et sur Maxime Rodinson, faites une recherche par vous même, cela vous sortira. Quant à citer le journal Libé pour justifier Al Ahzar contre Rodinson, mais réfléchissez...! A votre avis, Libé est de quel côté ?

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    • Comment Mohammed a-t-il fondé l’islam ? Le 15 novembre 2015 à 23:58, par Sam

      Je constate que Mohamed n’est pas un messager majeur car il ne dit rien de nouveau et même le soit disant Jibril ne dit rien de nouveau que le Grand Prophète Juif Moise n’ai déjà dit. Lui donc la prophétie fait la démonstration de la manifestation de Dieu par sa puissance et ne souffre d’aucune contestation. Nous constatons que par Moise Dieu donne les dix commandements ainsi que les 600 ordonnances qui disent comment traiter tous genres de problèmes. Que c’est merveilleux de lire le livre de prophétie de Dieu donné à Moise. Vous verrez même que le plant du salut y est tracé par l’image de l’immolation de l’agneau ou un bélier quand un Juif péchait ceci étant déjà une prophétie annonçant la venue de Jésus agneau préparé par Dieu qui vient ôter le péché du monde ceci est confirmé par l’archange GABRIEL voir les évangiles. Hors lisant le coran nous voyons la contradictions que ce « Jibril » apporte démontre que il n’est pas en droite ligne avec
      les prophètes authentique comme Moise, Esaie, Jérémie, Zacharie, Samuel, Jean le baptise qui ont donné les prophétie allant dans le même sens.

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