Avec quoi baptise-t-on ?

vendredi 5 septembre 2014, par theopedie

De par l’institution du baptême par Jésus Christ dans le Jourdain (Jean 3, 22), l’eau est une condition nécessaire pour la validité de l’ablution baptismale : Jean 3, 5 ; Ephésiens 5, 25 ; 1 Corinthiens 6, 11 ;  ; Acte des Apôtres 8, 36 ; Acte des Apôtres 10, 47. Qu’on songe ensuite aux appellations diverses du baptême, aux prophéties qui l’ont annoncé, aux témoignages de la tradition : toujours et partout, c’est l’eau qui est indiquée comme étant le moyen de l’ablution baptismale. Ceci s’explique d’ailleurs aisément par une certaine convenance de l’eau :

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Le rite du bapteme
Mosaïque romaine

1° La nature du baptême, c’est de nous engendrer à la vie spirituelle ; et cela convient absolument à l’eau : les germes, d’où naissent tous les vivants, plantes et animaux, sont humides, au point que certains philosophes ont fait de l’eau le principe de toutes choses.

2° Les propriétés de l’eau conviennent aux effets du baptême. Par l’humidité, elle lave ; et par là elle est apte à signifier et à causer l’ablution des péchés. Sa fraîcheur tempère l’excès de chaleur, et par là elle peut apaiser le feu de la convoitise. Elle est transparente et peut recevoir la lumière, et par là elle convient au baptême qui est « le sacrement de la foi ».

3° L’eau peut convenablement représenter les mystères du Christ par lesquels nous sommes justifiés. Comme le dit S. Jean Chrysostome : « Quand nous plongeons la tête dans l’eau, c’est comme un tombeau dans lequel le vieil homme est enseveli, il y est plongé et y disparaît ; ensuite c’est un homme nouveau qui renaît. »

4° L’eau est une matière commune et abondante ; elle convient donc à un sacrement aussi nécessaire, puisqu’on peut facilement la trouver partout (Thomas d’Aquin, 66,3).

On admet donc qu’il faut de l’eau pure, naturelle, ou telle que l’on puisse à bon droit la regarder comme de l’eau (par exemple de l’eau de mer, de la glace fondue, etc), et en quantité suffisante pour que l’on puisse dire à bon droit qu’il y a ablution.

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