Avec quelle formule faut-il baptiser ?

dimanche 7 septembre 2014, par theopedie

Il faut baptiser avec la formule : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». Cette formule vient du commandement de Jésus : « Allez, et de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Matthieu 28, 19).

Dans la pratique, on peut rencontrer deux formules tout autant valides : l’une utilisée dans le rite latin plus proche d’ailleurs des paroles de Jésus « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit » et l’autre utilisée dans le rite orthodoxe « Tu es baptisé serviteur de Dieu, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ».

Commentaires

  • « Je » : la mention du ministre est préférable (Jésus a donné cet ordre à des disciples précis), mais n’est pas une condition de validité. On estime que le simple fait de prononcer cette formule suffit à désigner le ministre (rite orthodoxe).
  • « te » : il convient de désigner celui qui reçoit le sacrement. Celui qui baptise et celui qui est baptisé doivent toujours être distincts.
  • « baptise » : La formule doit être prononcée en même temps qu’a lieu l’ablution. Ceci est important pour spécifier le but et la nature de l’ablution : une ablution peut servir à des raisons médicales, hygiéniques, etc. Il convient donc de préciser qu’il s’agit d’une ablution religieuse.
  • « au nom » : le singulier est une condition de validité. Il exprime ici l’unité de substance des trois dimensions (personnes) de la Trinité. Le nom exprime ici la puissance et la réalité de chacune de ces dimensions spirituelles éternellement subsistantes.
  • « du Père, et du Fils et du Saint Esprit. » l’invocation de la Trinité est une condition expresse de validité (sur la formule « Je te baptise au nom du Seigneur », voir l’article consacré). Chacune des personnes doit être invoquée distinctement. Le dogme de la Trinité est le plus court résumé de la foi chrétienne et il convient de l’invoquer puisque la Trinité est l’objet de notre foi et de notre salut. Le baptême du Christ fut d’ailleurs la première épiphanie du ministère public de Jésus.

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