À quoi sert le caractère sacramentel ?

mardi 19 août 2014, par theopedie

En bref : Le caractère sacramentel a pour but de rendre les hommes aptes au culte divin. Il le fait en signifiant, assimilant, distinguant et disposant.

 Le caractère sacramentel signifie.

Le caractère sacramentel est un signe (signum) et un sceau (sigillum). Mais parce qu’il s’agit d’un signe spirituel, c’est pour Dieu et pour les anges qu’il est visible et reconnaissable. Pour les hommes, il n’est reconnaissable qu’en tant qu’il est l’effet d’un rite matériel et corporel.

 Le caractère sacramentel assimile.

Celui qui le reçoit devient en effet image du Christ, configuré à Jésus. Non pas certes à Jésus en tant que saint car le caractère est moralement neutre, mais à Jésus en tant qu’il est grand-prêtre et médiateur entre Dieu et les hommes. Le caractère rend en effet les hommes aptes au culte divin et à poser des actes spirituels, hiérarchisés et divins.. On peut donc dire que le caractère signifie le Christ dans l’une de ses trois prérogatives : celle de prêtre (et non prophète ou roi).

On distingue ainsi une triple ressemblance de l’âme à son Créateur :

  • ressemblance naturelle (l’âme) qui vient de la création
  • ressemblance légale et social (le caractère) qui rend l’homme apte à adorer en esprit et en vérité
  • ressemblance morale (la grâce) qui rend l’homme conforme à Dieu.

 Le caractère sacramentel distingue.

En permettant de distinguer chrétiens et non-chrétiens, le caractère est d’une grande importance pour la constitution de l’Église et du corps mystique du Christ sur terre. L’unité et la stabilité de l’organisation sociale du royaume de Dieu fondé par Jésus-Christ ont leurs racines les plus profondes, leur point d’appui et de cohésion dans le caractère sacramentel, en tant que ce caractère établit et démontre l’union organique du chef et de ses membres, comme aussi des membres entre eux. Cette union organique est la condition du développement vital de l’Église.

Ce caractère permet aussi de distinguer et d’articuler les chrétiens entre eux et de les établir dans une hiérarchie : baptisé, confirmé, ordonné.

The sacramental character is compared by theologians to a military badge, or the insignia of an order of knighthood. Scotus illustrates it by an argument drawn from the analogy of civil society, in which he names three official ranks :

  1. the royal household, or that of the chief magistrate, by whatever name he may be called ;
  2. the public service, e.g. the army ;
  3. the officers of the army.

By baptism, he says, we are enrolled in the household of Christ ; by confirmation, we are made soldiers of Christ ; by Holy orders, we are made officers.

 Le caractère sacramentel dispose.

Si l’on peut rencontrer le caractère sans la grâce, la faute en revient à l’homme. En effet, il y a un lien intime qui unit le caractère sacramentel et la grâce en tant que le caractère dispose à la réception de la grâce sanctifiante.

De même, le caractère « donne droit » à la grâce sacramentel. Le caractère a pour but de rendre les hommes aptes au culte divin : il est donc la garantie que les actions posés par un homme sont efficaces et transmettent la grâce.

Enfin, le caractère constitue un titre à ce que l’on appelle la reviviscence de la grâce sacramentel. Si la grâce sacramentelle a été perdue en raison d’une faute grave ou si elle n’a pu porter du fruit à cause de dispositions spirituelles défaillantes, le caractère assure la possibilité d’un renouveau spirituel. k

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