7 La prédication populaire de Jésus

vendredi 20 avril 2012, par theopedie

Jésus aimait à parler en énigme (parabole) : c’était un moyen pour lui de cacher son message. Seuls les personnes qui cherchaient vraiment le paradis parvenaient alors le comprendre.

 Texte à lire

L’énigme du semeur

Alors que Jésus continuait à parler aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Voici que ta mère et tes frères se tiennent dehors et cherchent à te parler. » Il répondit à celui qui lui parlait : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Et, montrant de la main ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père au Paradis, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. » CCe jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord du lac. À cause de la foule qui l’entourait, il s’assit sur une barque, tandis que la foule était là sur le rivage et il leur parla de beaucoup de choses à travers des énigmes :

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L’énigme du semeur
Icône représentant Jésus
en train de semer la parole de Dieu.

« Voici, disait-il, que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait, des grains sont tombés le long du chemin, et les oiseaux sont venus et les ont dévorés. D’autres sont tombés dans sur des graviers, où il n’y a pas beaucoup de terre, et aussitôt, ils ont poussé parce qu’il n’y avait pas de terre en profondeur. Mais le soleil s’est levé et ils ont été brûlés et comme ils n’avaient pas de racines, ils se sont desséchés. D’autres sont tombés parmi des plantes épineuses. Celles-ci poussèrent et les étouffèrent. D’autres tombèrent dans la bonne terre et donnèrent du fruit : celui-là cent, celui-là soixante, celui-là trente. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent alors pour lui dire : « Pourquoi leur parles-tu en énigmes ? » Il répondit : « Parce qu’à vous il a été donné de connaître les secrets du Paradis, mais à ceux-là, cela n’a pas été donné. Car celui qui a, on lui donnera et il sera dans l’abondance, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. Voilà pourquoi je leur parle en énigme : parce qu’ils regardent sans voir et qu’ils écoutent sans entendre ni comprendre. Et pour eux s’accomplit la prophétie d’Isaïe :

Vous aurez beau écouter, vous n’entendrez pas,
vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas,
car l’esprit de mon peuple s’est fermé,
ils se sont bouché les oreilles,
ils ont fermé les yeux,
afin d’empêcher leurs yeux de voir,
leurs oreilles d’entendre,
et leur esprit de comprendre et de se tourner vers moi, et je les aurai guéris.

Quant à vous, heureux-êtes vous puisque vos yeux voient et que vos oreilles entendent ! En vérité, je vous le dis : beaucoup de prophètes et d’hommes justes ont désiré voir ce que vous voyez et ils ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ils ne l’ont pas entendu. Vous donc, entendez l’énigme du semeur :
Chaque fois que quelqu’un entend parler du Paradis [litt : Règne] mais ne le comprend pas, c’est que le Mauvais arrive et arrache ce qui a été semé dans son esprit. Tel est celui chez qui la semence est tombée le long du chemin. Celui chez qui la semence est tombée sur les graviers, c’est celui qui entend la parole et qui l’accueille aussitôt avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même. Il est au contraire l’homme d’un moment. Alors, dès que survient une difficulté ou une maltraitance à cause de la parole, il est choqué. Celui chez qui la semence est tombée parmi les plantes épineuses, c’est celui qui entend la parole ; mais les soucis de ce monde et la séduction de la richesse étouffent la parole et elle devient stérile. Celui chez qui la semence est tombée dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend. Lui porte du fruit, et produit celui-là cent, celui-là soixante, celui-là trente.

Six autres paraboles

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La parabole de l’ivraie
L’ennemi seme la mauvaise herbe

Il leur proposa une autre énigme : « Le Paradis est semblable à un homme qui avait semé du bon grain dans son champ. Mais, une nuit, pendant que tout le monde dormait, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe au milieu du blé et s’en alla. Lorsque la plante eut poussée et porté du fruit, alors la mauvaise herbe apparut aussi. Les serviteurs du maître de maison s’avancèrent et dirent : “Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? Comment se fait-il qu’il y ait de la mauvaise herbe ?” Il leur déclara : “C’est là le travail de l’ennemi.” Les serviteurs lui dirent : “Veux-tu que nous allions l’arracher ?” Il leur dit : “Non, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez le blé en même temps. Laissez-les tous deux croître ensemble jusqu’à la moisson et à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez-là en botte pour la brûler. Quant au blé, vous le rentrerez dans mon grenier.” »

Il leur proposa une autre énigme : « Le Paradis – dit-il – ressemble à une graine de moutarde qu’un homme prend et plante dans son champ. C’est la plus petite de toutes les graines, mais lorsqu’elle a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères : elle devient un arbre, de sorte que tous les oiseaux du ciel viennent faire leur nid dans ses branches. » Il leur dit une autre énigme : « Le Paradis ressemble à de la levure qu’une femme prend et mélange à une grande quantité de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »

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La drachme perdue
Peinture représentant l’énigme

Tout cela, Jésus le dit aux foules en énigme, et sans énigme il ne leur disait rien, afin que s’accomplisse ce que le prophète avait dit : « J’ouvrirai la bouche pour des énigmes, je proclamerai des choses cachées depuis la fondation du monde. » Alors, laissant les foules, il vint à la maison, et ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : « Explique-nous l’énigme de la mauvaise herbe dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’Homme [surnom de Jésus] ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Paradis [litt : Règne] ; la mauvaise herbe, ce sont les fils du mauvais ; l’ennemi qui l’a semée, c’est le Diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on arrache l’ivraie et qu’on la brûle au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde : le Fils de l’Homme [surnom de Jésus] enverra ses anges ; ils arracheront hors de son règne tous les pervers et tout ce qui est choquant, et ils les jetteront dans la fournaise de feu, et là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les hommes justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles, qu’il entende !

« Le Paradis est semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. Le Paradis est encore semblable à un marchand qui cherche les bonnes perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et l’a achetée. « Le Paradis ressemble encore à un filet qu’on a jeté dans le lac et qui attrape toute sorte de poissons. Quand il est plein, on le ramène sur le rivage, on s’assied et on trie dans des paniers ce qui est bon, mais ce qui est mauvais, on le rejette. Ainsi en sera-t-il à a fin du monde : les anges arriveront et ils sépareront les mauvais d’avec les hommes justes et ils les jetteront dans le feu de la fournaise, et là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

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Un scribe hébreu
Un « intellectuel »

« Avez-vous compris tout cela ? » [demanda-t-il à ses disciples.] Ils lui dirent : « Oui. » Il leur dit : « Ainsi donc, tout intellectuel qui s’est mis à l’école du Paradis ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor des choses modernes et des choses traditionnelles. » Quand Jésus eut terminé [de raconter] ses énigmes, il partit de là et se rendit dans sa patrie. Il se mit à les enseigner dans leur salle de prière [litt : synagogue] de sorte qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : d’où lui viennent cette sagesse et ces merveilles ? N’est-ce point là le fils du charpentier ? Et sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? » Et ils étaient choqués par lui. Mais Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. » Et là, il ne fit pas beaucoup de merveilles, à cause de leur méfiance.

 Questions sur le texte

DM n°7

Sur une grande feuille recto, vous écrirez le numéro du DM, votre nom et votre classe, puis vous répondrez aux questions suivantes :

  1. En grec, une énigme se dit parabole. Donnez la définition d’une parabole, au sens d’énigme.
  2. Résumez - sans l’expliquer - la première énigme en deux phrases.
  3. Pourquoi Jésus parle-t-il en énigme ?
  4. Résumez l’explication de la première énigme en deux phrases.
  5. Faites une liste de toutes les énigmes présentes dans le texte, en résumez-les chacune en une courte phrase.

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