14 Jésus entre au Paradis

vendredi 20 avril 2012, par theopedie

 Texte à lire

L’adieu de Jésus à ses disciples

Quand Jésus eut achevé tous ses enseignements, il dit à ses disciples : « Vous savez que la Pâque [juive] aura lieu dans deux jours : le Fils de l’Homme [surnom de Jésus] va être trahi et torturé sur une croix. » Alors les ministres et les patriarches de la nation se réunirent dans le palais de Caïphe, le grand ministre ; ils décidèrent d’arrêter Jésus par ruse et du mettre à mort. Mais ils disaient : « Pas pendant la fête, de peur qu’il n’y ait une révolte. » Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Une femme s’approcha de lui avec un flacon d’albâtre contenant un parfum précieux et elle le répandit sur sa tête tandis qu’il était à table. Quand les disciples virent cela, ils furent indignés et dirent : « Pourquoi ce gaspillage ? On aurait pu vendre ce parfum très cher et donner l’argent aux pauvres ! » Mais Jésus s’en aperçut et leur dit : « Pourquoi faire de la peine à cette femme ? Ce qu’elle a accompli pour moi est beau. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Elle a répandu ce parfum sur mon corps afin de préparer mon enterrement. En vérité, je vous le déclare : partout où l’on annoncera cette révélation [litt : évangile], dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait, et l’on se souviendra d’elle. » Alors un des douze disciples, appelé Judas Iscariote, alla trouver les ministres et leur dit : « Que me donnerez-vous si je vous livre Jésus ? » Ceux-ci lui comptèrent trente pièces d’argent. Et à partir de ce moment, Judas se mit à chercher un moyen de le leur livrer.

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La cène
Léonard de Vinci, 1494-1498, Église Santa Maria delle Grazie de Milan,

Le premier jour de la fête des pains secs, les disciples vinrent demander à Jésus : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » Jésus leur dit alors : « Allez à la ville chez un tel et dites-lui : “Le Maître déclare : Mon heure est arrivée ; c’est chez toi que je célébrerai la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent le repas de la Pâque. Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. Pendant qu’ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité, je vous le dis : l’un de vous va me trahir. » Les disciples en étaient bouleversés et lui demandaient l’un après l’autre : « Est-ce que c’est moi, Maître ? » Jésus répondit : « C’est celui qui a trempé avec moi son pain dans le plat qui me trahira. Le Fils de l’Homme [surnom de Jésus] s’en va comme cela est écrit de lui mais malheur à celui par qui il est trahi ! Mieux aurait valu pour cet homme ne pas naître ! » Judas, qui le trahissait, prit la parole et demanda : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Maître ? » Jésus lui répondit : « C’est toi qui le dis. » Au cours du repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le partagea et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de l’alliance, versé pour la multitude et pour le pardon des fautes. Je vous le déclare : désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où, avec vous dans le Royaume de mon Père, je le boirai nouveau. »

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Jésus prie à Gethsémanie
Un ange réconforte Jésus (Carl Bloch)

Après avoir chanté les chants religieux, ils s’en allèrent à la colline des Oliviers. Alors Jésus dit à ses disciples : « Cette nuit même, vous serez tous choqués, car il est écrit : “Je tuerai le berger, et les brebis partiront de tous côtés.” Mais quand je me serai relevé, j’irai vous attendre en Galilée. » Pierre prit la parole et lui dit : « Même si tous les autres sont choqués, moi jamais je ne serai choqué. » Jésus lui répondit : « En vérité, je te le déclare : cette nuit même, avant que le coq ne chante, tu m’auras renié par trois fois. » Pierre lui dit : « Je ne te renierai jamais, même si je dois mourir pour toi. » Et tous les autres disciples dirent la même chose. Alors Jésus arriva avec ses disciples à un endroit appelé Gethsémani et il leur dit : « Restez assis ici, pendant que je vais prier là-bas. » Puis il emmena avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à éprouver tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir ; restez ici et veillez avec moi. » Il alla un peu plus loin, se jeta le visage contre terre et pria en ces termes : « Mon Père, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de moi. Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Il revint ensuite vers les trois disciples, qu’il trouva endormis. Il dit à Pierre : « Ainsi vous n’avez pas été capables de veiller avec moi ne serait-ce qu’une heure ? Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans le piège. L’esprit est ardent, mais la chair est faible. » Il s’éloigna une deuxième fois et pria en ces termes : « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Il revint encore auprès de ses disciples, qu’il trouva encore endormis, car leurs yeux étaient lourds. Jésus les quitta de nouveau, s’éloigna et pria pour la troisième fois en répétant les mêmes paroles. Puis il revint auprès des disciples et leur dit : « Vous êtes encore à dormir et à vous reposer ? C’est maintenant, et le Fils de l’Homme [surnom de Jésus] est sur le point d’être livré aux mains des malfaiteurs. Levez-vous, allons-y ! Voyez, celui qui me livre est arrivé. »

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Le baiser de Judas
Détails de la cathédrale de Coutance, XVIe.

Jésus parlait encore quand arriva Judas, l’un des douze, et avec lui, une foule nombreuse de gens armés d’épées et de gourdins. Ils étaient envoyés par les ministres et les patriarches de la nation. Judas, celui qui le livrait, leur avait donné ce signe : « C’est celui que j’embrasserai. Attrapez-le. » Aussitôt, Judas s’approcha de Jésus et lui dit : « Salut, Maître ! » Puis il l’embrassa. Jésus lui répondit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le vite. » Alors les autres s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. Un de ceux qui étaient avec Jésus dégaina son épée, frappa le serviteur du grand ministre et lui emporta l’oreille. Jésus lui dit alors : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Ne sais-tu pas que je pourrais appeler mon Père à l’aide et qu’aussitôt il m’enverrait plus d’une douzaine des régiments des anges ? Mais, comment s’accomplirait la Bible, pour qui il doit en être ainsi ? » Alors Jésus dit à la foule : « Deviez-vous venir armés d’épées et de gourdins pour m’arrêter, comme pour un brigand ? Chaque jour, j’étais assis dans le temple à y enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais tout cela s’est produit afin que soit accompli ce que les prophètes avaient écrit. » Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.

Jésus arrêté et jugé

Le procès juif (1/2)
Extrait du film La Passion de Mel Gibson
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Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez Caïphe, le grand ministre, où les intellectuels et les patriarches s’étaient rassemblés. Pierre le suivit de loin, jusqu’à la cour du palais du grand ministre. Il y entra et s’assit avec les gardes pour voir comment cela finirait. Les ministres et tout le Grand Tribunal cherchaient un prétexte contre Jésus pour le condamner à mort ; mais ils n’en trouvaient pas, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Finalement, il s’en trouva deux pour dire : « Cet homme a déclaré : “Je peux détruire le temple du Créateur et, en trois jours, le rebâtir.” » Le grand ministre se leva et lui dit : « Ne réponds-tu rien à ce dont ils t’accusent ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand ministre lui dit alors : « Au nom du Créateur de la Vie, je te demande sous serment : es-tu le Saint, le Fils du Créateur ? » Jésus lui répondit : « Tu l’as dit. Mais je vous le déclare : désormais c’est siégeant à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du Paradis que vous verrez le Fils de l’Homme [surnom de Jésus]. » Alors le grand ministre déchira ses vêtements et dit : « Il a fait insulte au Créateur ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ! Vous venez d’entendre l’insulte. Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des coups de poing ; certains le giflaient en disant : « Que disent tes prophéties, Saint ? qui t’a frappé ? » Pierre était assis dehors, dans la cour. Une servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen. » Mais il nia devant tout le monde et déclara : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Puis il s’en alla vers le portail. Une autre servante le vit et dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. » Et Pierre nia de nouveau et déclara solennellement : « Je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent de Pierre et lui dirent : « Certainement, tu es l’un d’eux : d’ailleurs ton accent te trahit. » Alors Pierre s’écria : « Que je sois maudit si je mens ! Je le jure, je ne connais pas cet homme ! » A ce moment même, un coq chanta, et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq ne chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement.

Tôt le matin, tous les ministres et les patriarches de la nation se consultèrent et décidèrent de faire mourir Jésus. Ils le firent ligoter, l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur romain. Judas, celui qui l’avait trahi, ayant appris que Jésus avait été condamné, fut alors pris de remords et rapporta les trente pièces d’argent aux ministres et aux patriarches. Il leur dit : « J’ai commis une faute en livrant le sang d’un innocent ! » Mais ils lui répondirent : « Cela nous est égal ! C’est ton affaire ! » Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, s’en alla, et partit se pendre. Les ministres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis d’en faire une offrande sacrée, puisque c’est le prix du sang. » Après s’être consultés, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour en faire un cimetière pour les étrangers. C’est pourquoi ce champ a été surnommé le « champ du sang » jusqu’à ce jour. Alors s’accomplirent ces paroles du prophète Jérémie : « Ils prirent les trente pièces d’argent – le prix auquel les Israélites l’avaient mis à prix – et les donnèrent contre le champ du potier, comme le Dieu me l’avait ordonné. »

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Ecce Homo (« Voici l’homme »)
Jésus, le roi humilié, Philippe de Champaigne, XVIIe

Jésus comparut devant le gouverneur et le gouverneur l’interrogea : « C’est toi le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi qui l’as dit. » Puis, quand les ministres et les patriarches l’accusèrent, il ne répondit rien. Pilate lui dit alors : « N’entends-tu pas toutes les accusations qu’ils portent contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était profondément étonné. À chaque fête de la Pâque, le gouverneur avait pour coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule désirait. Or, il y avait alors un prisonnier célèbre appelé Jésus Barabbas. Quand la foule se fut rassemblée, Pilate demanda donc : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Jésus Barabbas ou Jésus dit “Le Saint” ? » Car il savait que c’était par jalousie qu’on l’avait livré. De plus, pendant qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « N’entreprend rien contre cet homme juste, car aujourd’hui, j’ai beaucoup souffert en rêve à cause de lui. » Mais les ministres et les patriarches excitèrent la foule pour demander qu’on relâchât Barabbas et qu’on mît à mort Jésus. Le gouverneur prit la parole et demanda : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils lui répondirent : « Barabbas ! » Pilate leur demanda : « Et que vais-je donc faire de Jésus dit “Le Saint” ? » Tous répondirent : « Torture-le [litt : crucifie-le] ! » Le gouverneur leur dit « Mais quel mal a-t-il donc commis ? » Alors ils se mirent à vociférer : « Torture-le [litt : crucifie-le] ! » Quand Pilate vit qu’il n’arrivait à rien mais que l’émeute s’amplifiait, il prit de l’eau, se lava les mains devant la foule et dit : « Je suis innocent du sang de cet homme ! C’est votre affaire ! » Toute la foule répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » Alors Pilate leur relâcha Barabbas ; et après avoir fait cravacher Jésus, il le livra pour qu’on le torture [crucifie].

Jésus est tortué

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La crucifixion
atelier de Giotto, Louvre, 1330

Les soldats de Pilate emmenèrent Jésus dans le palais du gouverneur et mirent tout le régiment en revue devant lui. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le revêtirent d’un manteau rouge. Puis ils tressèrent une couronne faite d’épines, la fixèrent sur sa tête et lui mirent un roseau dans sa main droite. Alors, ils s’agenouillaient devant lui et se moquaient de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui crachaient dessus et, prenant le roseau, ils le frappaient au visage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent se faire clouer en croix. En partant, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon et l’obligèrent à porter sa croix. Arrivés au lieu dit Golgotha, ce qui signifie « Le lieu du Crâne », ils lui donnèrent à boire une drogue amère mais, après l’avoir goûtée, il ne voulut pas en boire. Et après l’avoir cloué en croix, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Puis ils s’assirent pour le garder. Au-dessus de sa tête, ils mirent une inscription indiquant la raison de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Deux brigands furent cloués avec lui, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Et les passants l’injuriaient, secouaient la tête et disaient : « Toi qui peux détruire le temple et en rebâtir un en trois jours, délivre-toi toi-même si tu es le Fils du Créateur, et descends de la croix ! » Pareillement, les ministres, les intellectuels et les patriarches se moquaient de lui et disaient : « Il en a délivré d’autres, mais lui, il ne peut pas se délivrer ! Il est le roi d’Israël ? Qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. Il a mis sa foi dans le Créateur et a déclaré : “Je suis le Fils du Créateur.” Eh bien, si le Créateur tient à lui, qu’il le délivre maintenant ! » Et les brigands qui avaient été mis en croix avec lui l’insultaient de la même manière. À midi, l’obscurité se fit sur toute la région et dura jusqu’à quinze heures. Vers quinze heures, Jésus hurla : « Éli, Éli, lema sabactani ? » – ce qui signifie « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » – Quelques-uns de ceux qui étaient là l’entendirent et dirent : « Il appelle Élie ! » L’un d’eux courut aussitôt prendre une éponge, l’imbiba de vinaigre, la fixa au bout d’un roseau, puis lui donna à boire. Mais les autres disaient : « Attends, on va voir si Élie vient le sauver ! » Jésus hurla à nouveau et expira.

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Linceul de Turin
Le drap dans lequel Jésus fut enseveli (Turin, Italie)

Et voici que le voile du temple se déchira de haut en bas. La terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent et les cadavres de nombreux saints revinrent à la vie. Ils sortirent des tombeaux après la résurrection de Jésus et entrèrent dans Jérusalem, la ville sainte, où beaucoup de personnes les virent. L’officier romain et les gardes qui étaient avec lui, en voyant le tremblement de terre et tout ce qui arrivait, furent très effrayés et disaient : « C’était vraiment le Fils du Créateur ! »

Il y a avait là de nombreuses femmes qui surveillaient de loin : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles, se tenaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Et quand vint le soir, un riche homme d’Arimathie arriva. Il s’appelait Joseph et était lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Joseph prit le corps, l’enveloppa dans un drap de lin neuf et le déposa dans son propre tombeau, qu’il s’était fait tailler dans la roche. Puis il roula une grosse pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Marie de Magdala et l’autre Marie restaient là, assises en face du tombeau.

Jésus entre au Paradis

Résurrection de Jesus Christ
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Le lendemain, c’est-à-dire après le jour de Préparation, les ministres et les intégristes allèrent ensemble chez Pilate et dirent : « Excellence, nous nous sommes souvenus que cet imposteur disait, quand il était encore vivant : “Au bout de trois jours, je me relèverai.” Aussi, ordonne que le tombeau soit gardé pendant trois jours, afin que ses disciples ne viennent le voler et dire ensuite au peuple : “Il s’est relevé d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait encore pire que la première. » Pilate leur dit : « Voici une garde ; allez et prenez vos dispositions pour le faire garder. » Ils allèrent donc et sécurisèrent le tombeau en scellant la pierre et en plaçant une garde. Le lendemain du jour de grève [litt : sabbat], alors que le premier jour de la semaine commençait à luire, Marie de Magdala et l’autre Marie partirent surveiller le tombeau. Et voici : il y eut un grand tremblement de terre. Un ange descendit du Paradis, vint rouler la grosse pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme un éclair et ses vêtements étaient blancs comme la neige. De peur, les gardes furent pris de convulsions et s’évanouirent. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, ne craignez rien. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a torturé en croix ; il n’est pas ici, il s’est relevé comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il gisait, et partez vite dire à ses disciples : “Il est revenu d’entre les morts et voici qu’il part vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. »

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L’ange au tombeau
Gustave Doré

Elles partirent rapidement du tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles courraient prévenir les disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre en disant : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, touchèrent ses pieds et se prosternèrent. Jésus leur dit alors : « Ne craignez rien. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Or, pendant qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes revinrent en ville et rapportèrent aux ministres tout ce qui s’était passé. Après s’être réunis avec les patriarches et s’être consultés, ils donnèrent une forte somme d’argent aux soldats et leur dirent : « Vous direz que ses disciples sont venus le voler durant la nuit, pendant que vous dormiez. Et si le gouverneur l’apprend, nous saurons le convaincre et vous éviter toute difficulté. » Ils prirent l’argent et se conformèrent à ces instructions : aussi cette histoire s’est-elle répandue parmi les Juifs jusqu’à ce jour. Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait indiquée. Quand ils le virent, ils s’agenouillèrent, eux qui s’étaient méfiés. Jésus s’approcha et leur dit : « Toute autorité m’a été donnée au Paradis et sur terre. Allez, et de tous les barbares faites des disciples ; ablutionnez-les [litt : baptisez-les] au nom du Père, du Fils et de la Vie Sainte [litt : Esprit Saint], et apprenez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

 Questions sur le texte

DM n°14

Sur une grande feuille recto, vous écrirez le numéro du DM, votre nom et votre classe, puis vous répondrez aux questions suivantes :

  1. Qui a trahi Jésus ? Pourquoi ?
  2. Le dernier repas de Jésus s’est passé lors d’une fête juive : laquelle ? de quoi les juifs se souviennent-ils lors de cette fête ?
  3. Expliquez ce qu’a fait Jésus avec du vin et du pain lors de ce repas.
  4. Quel a été le prétexte qui a servi à condamné Jésus ?
  5. Pilate avait-il envie de crucifié Jésus ? Pourquoi l’a-t-il fait ?
  6. Résumez en quatre lignes maximum la manière dont Jésus est mort.
  7. Qui a enterré Jésus ?
  8. Pourquoi les juifs gardaient-il son tombeau ?
  9. Que s’est-il passé lorsque des femmes sont venus voir ce tombeau ?
  10. Quelle est la dernière parole de Jésus ?
  11. (Bonus) On appelle le drap dans lequel fut enseveli Jésus un « linceul ». Actuellement, il existe un linceul que l’on peut être celui qui a servi à enterrer Jésus. Dans quelle ville se trouve-t-il ?

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