11 La confrontation entre Jésus et ses ennemis

vendredi 20 avril 2012, par theopedie

Après être entré à Jérusalem et avoir été acclamé par la foule, Jésus se retrouve maintenant face à ses ennemis et doit leur faire face.

 Texte à lire

Le matin, en revenant à la ville, il eut faim. Voyant un figuier près du chemin, il s’en approcha, mais il n’y trouva que des feuilles. Il lui dit : « Que désormais, jamais plus ne naissent des fruits de toi ! » Et à l’instant même, le figuier se dessécha. Voyant cela, les disciples étaient stupéfaits et dirent : « Comment se fait-il que le figuier se soit desséché à l’instant même ? » Jésus leur répondit : « En vérité, je vous le déclare, si un jour vous avez foi et que vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce que je viens de faire au figuier, mais si vous dites à cette montagne : “Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer”, elle le fera. Tout ce que vous demanderez dans la prière avec foi, vous le recevrez. »

Trois énigmes

Enigme de Jésus contre les pharisiens
Extrait de l’Évangile selon Matthieu, de Pasolini
theopedie

Quand il fut entré dans le temple, les ministres et les patriarches de la nation s’avancèrent vers lui tandis qu’il enseignait. Ils lui dirent : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répondit : « Moi aussi, je vais vous poser une question, et une seule ; si vous me répondez, je vous dirai à mon tour par quelle autorité je fais cela. L’ablution [litt : le baptême] de Jean, d’où venait-elle ? Du Paradis ou des hommes ? » Ils argumentèrent entre eux : « Si nous disons : Du Paradis, il nous dira : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ?” et si nous disons : “Des hommes”, nous avons à redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Alors ils répondirent à Jésus : « Nous ne savons pas. » Et il répliqua : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. Que pensez-vous ? Un homme avait deux fils. Il s’avança vers le premier, et il lui dit : “Mon enfant, va donc aujourd’hui travailler à la vigne.” Celui-ci lui répondit : “Je ne veux pas” ; mais un peu plus tard, pris de remords, il y alla. Alors [le père] s’avança vers le second et il lui dit la même chose. Celui-ci lui répondit : “J’y vais, Maître” ; mais il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils répondirent : « Le premier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous le déclare, les collaborateurs et les prostituées arriveront avant vous dans le royaume du Créateur. En effet, Jean est venu jusqu’à vous par le chemin de la justice, et vous ne l’avez pas cru ; les collaborateurs et les prostituées, eux, l’ont cru. Et vous, même après avoir vu cela, vous n’avez toujours pas changé de vie pour croire en lui.

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Le fils du propriétaire de la vigne
Jean Tissot

« Écoutez une autre énigme. Il était une fois un maître de maison. Il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour ; puis il la confia à des vignerons et partit en voyage. Quand la saison des fruits approcha, il envoya ses serviteurs vers les vignerons pour récolter ses fruits. Mais les vignerons attrapèrent ces serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre ou le caillassèrent. À nouveau, il envoya d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, mais ils les traitèrent de même. Finalement, il leur envoya son fils, se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais les vignerons, voyant le fils, se dirent entre eux : “Voilà l’héritier. Venez ! Tuons-le et emparons-nous de son héritage.” Ils l’attrapèrent, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! lorsque le maître de la vigne reviendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Ils lui répondirent : « Il fera périr misérablement ces misérables, et il confiera la vigne à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps et en heure. » Jésus leur dit : « Et vous, n’avez-vous jamais lu dans la Bible : “La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre fondatrice ; c’est là l’œuvre de Dieu, la merveille devant nos yeux.” Aussi je vous le déclare : le royaume du Créateur vous sera retiré pour être confié à une nation barbare qui lui fera produire ses fruits. Et Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. » En entendant ses énigmes, les ministres et les intégristes comprirent que c’était d’eux qu’il parlait. Mais, tout en cherchant à l’arrêter, ils avaient peur des foules, car elles le tenaient pour un prophète.

Alors, prenant la parole, Jésus leur dit un nouvelle énigme : « Voici à quoi ressemble le Paradis : Un roi organisait le repas de mariage de son fils. Il envoya ses serviteurs convier les invités au mariage, mais ils ne voulaient pas venir. À nouveau, il envoya d’autres serviteurs avec cet ordre : “Dites aux invités : Voici, j’ai rendu mon repas fin prêt ; mes taureaux et mes plus bonnes bêtes ont été égorgés, tout est préparé, venez au mariage.” Mais eux déclinèrent l’invitation et partirent, qui à son champ, qui à son commerce ; d’autres, attrapant les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère et envoya ses troupes. Il fit périr ces assassins et rasa leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le mariage est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc au carrefour des chemins et invitez tous ceux que vous trouverez.” Ces serviteurs s’en allèrent de par les chemins et ramassèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, bons comme mauvais. Et la salle de mariage fut remplie de convives. Quand le roi entra pour examiner les convives, il remarqua là un homme qui ne portait pas de tenue de soirée. “Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir de tenue de soirée ?” Celui-ci resta muet. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés mais peu sont reçus.

Trois questions-pièges

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Pièce romaine
Pièce à effigie de l’empereur

Alors, les intégristes se retirèrent et se concertèrent pour le prendre à sa propre parole. Ils envoyèrent leurs disciples – en présence de partisans d’Hérode – lui dire : « Maître, nous savons que tu es loyal et que tu enseignes la voie du Créateur en toute vérité, sans te laisser influencer par qui que ce soit, car tu ne regardes pas à la condition des personnes. Dis-nous donc ce que tu en penses : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? » Mais Jésus, conscient de leur perversité, dit : « Pourquoi me tendez-vous un piège, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Ce visage et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et au Créateur ce qui est au Créateur. » En entendant cela, ils furent étonnés et, ils le laissèrent et s’en allèrent.

Le même jour, des aristocrates (ceux qui disent qu’il n’y a pas de résurrection) vinrent le trouver. Ils lui posèrent cette question : « Maître, Moïse a dit : “Si quelqu’un meurt sans avoir d’enfants, son frère épousera la veuve, pour donner à son frère une descendance.” Or il y avait chez nous [une famille de] sept frères. L’aîné se maria, puis mourut ; et comme il n’avait pas de descendance, sa femme passa à son frère ; la même chose arriva au deuxième, au troisième, et ainsi jusqu’au septième. Finalement, après eux tous, la femme mourut. Eh bien ! À la résurrection, duquel des sept sera-t-elle la femme, puisque tous l’ont eue pour femme ? » Jésus leur répondit : « Vous vous trompez, car vous ne connaissez ni la Bible ni la puissance du Créateur. À la résurrection, en effet, hommes et femmes ne se marient pas ; ils seront comme les anges dans le Paradis. Et pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que vous a déclaré le Créateur ? “Je suis le Créateur d’Abraham, le Créateur d’Isaac et le Créateur de Jacob.” Il n’est pas un créateur de morts, mais de vivants. » En entendant cela, les foules étaient impressionnées par son enseignement.

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Lecture de la Torah à la synagogue

Quand ils apprirent qu’il avait réduit au silence les aristocrates, les intégristes se réunirent. Et l’un d’eux, un spécialiste de la loi, lui demanda pour le piéger : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Jésus lui déclara : « “Tu adoreras Dieu ton Créateur de tout ton cœur, de toute ton esprit et de toutes tes pensées.” C’est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui ressemble : “Tu adoreras ton semblable comme toi-même.” De ces deux commandements découlent toute la loi et les prophètes. »

Comme les intégristes étaient réunis, Jésus leur posa cette question : « Quel est votre opinion au sujet du Saint ? De qui est-il fils ? » Ils lui répondirent : « De David. » Jésus leur dit : « Comment se fait-il alors que David, inspiré par la Vie [litt : Esprit], l’appelle “Maître”, car il dit : “Dieu a dit à mon Maître : Trône à ma droite jusqu’à ce que j’ai mis tes ennemis à tes pieds” ? Si donc David l’appelle “Maître”, comment peut-il être son fils ? » Et personne ne fut capable de lui répondre un mot. Et, depuis ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger.

 Questions sur le texte

DM n°11

Sur une grande feuille recto, vous écrirez le numéro du DM, votre nom et votre classe, puis vous répondrez aux questions suivantes :

  1. Jésus retourne dans une ville : laquelle ?
  2. En vous aidant de ce qui a déjà été vu, rappelez comment Jésus a été accueilli dans cette ville.
  3. Quelle est la première question que les ennemis de Jésus lui posent ?
  4. Quelle est la réponse de Jésus ?
  5. Résumez en une phrase la première énigme.
  6. Résumez en une phrase la deuxième énigme.
  7. Résumez en une phrase la troisième énigme.
  8. Résumez en deux phrases la première question piège et la réponse de Jésus.
  9. Résumez en deux phrases la deuxième question piège et la réponse de Jésus.
  10. Résumez en deux phrases la troisième question piège et la réponse de Jésus.

Portfolio

La ressurection

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