Métaphysique

Contrairement aux allégations de ceux qui annoncent sa « mort » ou travaillent à son « dépassement », la métaphysique a connu une seconde jeunesse au cours du 20e s., dans le cadre avant tout de la philosophie analytique. Dans la foulée du travail fondateur de B. Russell (1872-1970), les Analytiques ont repris l’examen des questions métaphysiques traditionnelles : Quelle est la structure fondamentale du réel ? Qu’est-ce que la causation ? Qu’est-ce que le temps ? L’universel existe-t-il ? Dieu existe-t-il ? etc. Mais ils ont profondément « rafraîchi » ces questions en s’appuyant sur les avancées de la réflexion philosophique contemporaine, ainsi que sur les découvertes de la science moderne. Les métaphysiciens contemporains ne sont néanmoins pas plus d’accord entre eux que ne l’étaient leurs prédécesseurs antiques ou médiévaux... : il n’y a pas aujourd’hui une métaphysique qui fasse l’unanimité, mais plusieurs propositions métaphysiques, que réunit néanmoins un processus de discussion et de critique constructives. Les grands noms sont ceux de W. V. O. Quine, D. Lewis, R. Chisholm, D. Armstrong, E. J. Lowe, etc. Dans cette initiation à la métaphysique analytique contemporaine, nous choisissons de suivre pour l’essentiel la théorie du philosophe australien David M. Armstrong (1926-2014).