L’année 2014-2016, passée à étudier les sacrements, est achevée. Au programme de l’année 2015-2016 : étude de l’existentialisme chrétien en tant que fondement de la morale catholique. N’ayant pas trouvé de livre plus exhaustif et plus pénétrant que la prima secundae de Thomas d’Aquin, nous partirons de ses articles. En particulier, nous partirons du texte latin et de la traduction donnée par la Revue des Jeunes, mais pour ensuite proposer une lecture personnelle.

Derniers articles

  • 4. Périodisation de la philosophie médiévale

    L’histoire de la philosophie médiévale comporte trois périodes — une période d’émergence extrêmement brève, une période de quasi-disparition, et une période de ré-émergence et d’efflorescence —, mais celles-ci ne recouvrent pas exactement celles de l’histoire générale du Moyen Âge.
    L’histoire de la philosophie médiévale ne recouvre pas exactement l’histoire générale du Moyen Âge.
    L’histoire générale du Moyen âge
    L’histoire générale du Moyen Âge présente trois grandes périodes (cf. Les grandes lignes de (...)

  • 3. Les grandes lignes de l’histoire du Moyen Âge occidental

    L’histoire du Moyen Âge occidental présente trois grandes phases : une phase de repli, une phase de redémarrage et une phase de déclin.
    L’étude de la philosophie médiévale suppose une certaine connaissance de l’histoire générale du Moyen Âge : la réflexion philosophique n’est jamais totalement désincarnée et abstraite de son contexte historique.
    Dans cette optique, nous présentons ici les grandes lignes de l’histoire du Moyen Âge occidental, selon les deux moments suivants :
    Quand le Moyen Âge a-t-il (...)

  • 6. Quelles sont les relations entre la raison et les pulsions ?

    Les relations entre la raison et la pulsion sont plus riches et complexes que ne le voudrait l’idéal éthique traditionnel d’une simple domestication de la seconde par la première. D’une part, la pulsion est assez rusée et puissante pour s’inviter couramment au coeur du travail de la raison à l’insu de celle-ci. D’autre part, et à l’inverse, la raison a besoin de l’aiguillon d’une pulsion spécifique pour bien faire son travail : la « pulsion intellectuelle de curiosité » (ou « pulsion scientifique »). (...)

  • Quel est le rapport entre espérance et charité ?

    On peut avoir l’espérance sans la charité, car on peut demeurer attaché à Dieu en tant que source du bonheur promis, sans que pour autant nous n’aimions Dieu pour Dieu. C’est un amour imparfait qui attend de Dieu sa récompense, mais c’est un amour quand même. La charité, en tant qu’amour bienveillant et gratuit, perfectionne cette espérance :
    La charité fixe l’espérance sur son véritable objet. Le croyant sans amour se passe de Dieu ici bas pour être heureux sans lui. Comment concevrait-il un bonheur (...)

  • Quel est le rapport entre foi et charité ?

    La charité n’est pas nécessaire pour avoir la foi : « les démons croient aussi en Dieu, et pourtant ils tremblent ». Mais il n’en reste pas moins que la charité perfectionne et vivifie la foi de son ardeur. C’est ainsi que l’on parle de « la foi rendue vivante par la charité ».
    Plus précisément, si la foi est adhésion aux vérités révélées, c’est l’amour et la charité envers Dieu qui donnent à cette adhésion toute sa perfection. C’est par amour de Dieu que nous lui faisons spontanément confiance. Comment aimer, (...)